Le blog de Nico le chilien-el franchute

Blog de Nico, étudiant à lyon, engagé dans la transformation sociale...

12 septembre 2007

Michael Moore a encore frappé...

   

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    Ce soir aura lieu à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris une projection du nouveau film de Michael Moore, Sicko, sui vi d'un débat en présence de Gérérd Kouchner (PDG du Quotidien du médecin"), Jean Michel Laxalt (Président de la MGEN), Didier Tabuteau (Responsable de la Chaire "Santé" à l'IEP de Paris et Christian LAJOUX (PDG de Sanofi Aventis France).
    Voici l'entretient accordé par Didier Tabuteau au Monde:

    La chaire santé de Sciences Po Paris organise, mercredi 12 septembre, un débat sur Sicko, le film du réalisateur Michael Moore, sorti le 5 septembre sur les écrans. Didier Tabuteau, titulaire de cette chaire, explique pourquoi il soutient ce documentaire, brûlot contre le système de santé américain.

    Il est rare de voir le logo d'une chaire universitaire sur l'affiche d'un film. Pourquoi avoir choisi d'être partenaire du documentaire de Michael Moore ?

    Ce film est un formidable vecteur de débat sur la santé. Il est important que ce débat soit posé parce qu'il s'agit de choix fondamentaux. L'évolution des dépenses de santé et des thérapeutiques oblige à faire des choix politiques. Or, autour de ces choix, il n'y a malheureusement pas de débat public. Tout ce qui peut créer de la controverse est bon. Ce film est un excellent moyen de la provoquer.   

    En tant que spécialiste des questions de santé, quel regard portez-vous sur l'analyse de Michael Moore ?

    L'apport essentiel du film, par rapport à nos réflexions d'Européens, est qu'il met à mal deux idées reçues. La première est : "Plus c'est cher mieux on est soigné." On voit que cela est faux. Le système de santé américain coûte deux fois plus cher par habitant et produit une santé moins bonne. Les indicateurs sanitaires sont, sans ambiguïté, moins bons aux Etats-Unis qu'en France ou en Grande-Bretagne. Deuxièmement : "Plus on responsabilise financièrement les gens plus le système est efficace." Ce n'est pas vrai. Si on responsabilise économiquement, on fait payer cher, mais cela a un impact néfaste en matière de santé publique. Il y a un tel écart de "sécurité" sociale - au vrai sens du terme - entre les Etats-Unis et des pays comme la France que, évidemment, la perception qu'on en a est différente suivant que l'on est américain ou français. Mais, lorsqu'on met les deux systèmes en perspective, il n'y a pas photo. Aux Etats-Unis, 45 millions de personnes n'ont pas de couverture maladie et, sur les 250 millions de personnes qui en ont une, une partie d'entre elles sont mal couvertes en cas de gros pépins de santé. Lorsqu'on dit qu'il faut une assurance-maladie universelle, cela signifie qu'elle couvre tout le monde, mais c'est aussi une assurance qui couvre toutes les maladies. L'universalité dans les deux sens, c'est-à-dire pour les malades comme pour les maladies, c'est un message très fort du film.

    La notion de "responsabilisation du patient" est devenue très forte en France, et la proposition de Nicolas Sarkozy d'instituer des franchises médicales fait débat. La "privatisation" du système de santé n'est-elle pas un phénomène inexorable, même chez nous ?

    Non, ce n'est pas un phénomène inexorable, c'est un choix politique. Il y a des tentations de privatiser via la responsabilisation financière, notamment en médecine de ville (avec l'extension des dépassements d'honoraires et des forfaits de franchise). Mais rien n'interdit, ni économiquement ni techniquement, que l'on continue à financer un système de solidarité. Il faudra augmenter les prélèvements obligatoires consacrés à la santé pour maintenir un bon taux de couverture sociale. C'est un choix fondamentalement politique. Les Etats-Unis mobilisent d'ailleurs autant de prélèvements obligatoires (impôts et cotisations) que les Européens pour financer leur système de santé, près de 7 % du PIB. Mais parce que leur système est très coûteux et non solidaire, ils sont mal protégés.

    Le discours politique actuel est : la population vieillit, les techniques médicales progressent,les nouveaux traitements sont de plus en plus chers, donc il faudra plus participer individuellement au financement...

    On disait la même chose il y a dix ans et on dira la même chose dans dix ans. Pendant les trente dernières années, on a augmenté, pour faire face aux capacités nouvelles de la médecine, les prélèvements obligatoires pour la santé. C'est un choix collectif. Les bien-portants financent les catastrophes médicales individuelles. Il n'y a aucune obligation à interrompe ce système. Sur un pépin de santé grave, on sait que l'on sera soigné et que le meilleur de la médecine sera accessible. L'opinion publique est consciente que la France a un système de santé jusqu'à présent satisfaisant. Les Français sont prêts à un effort collectif pour maintenir ce système, et ils ont raison.

 

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11 septembre 2007

11 Septembre

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    Voila un moment que je n'ai pas laissé de message sur mon blog. Les vacances, un déménagement à Paris et toujours pas d'internet chez moi explique cela.
   Aujourd'hui, les médias nationnaux et internationaux vont nous abreuver d'image des attentats du 11 septembre, de Ben Laden et des terroristes d'Al Quaeda qui menacent "le monde libre"... On en oublierait presque qu'en ce moment même, le Congrès des Etats Unis examine uur la politique de l'administration Bush en Irak et qu'un rapport devrait être remis au Président sur ce sujet dans la semaine. On oublierait presque que le Général Petraeus qui commande les forces américaines en Irak parle "des succès" obtenus depuis le déploiement de forces supplémentaires dans le pays alors que le nombre de mort civils irakien ne fait qu'augmenter et que la violence en fait que croitre, et que les premières victimes en sont les civils.
    Aujourd'hui sera comémoré au Chili comme toutes les année depuis 1973 le coup d'Etat du Général Pinochet contre le Gouvernement démocratiquement éle de Salvador Allende. Comme toutes les années, on verra les insupportables images des partisants de l'ex-dictateurs célébrant celui qui a sauvé la Patrie du Communisme, une insulte jetée à la figure des familles des 3000 disparus et des milliers de torturés de la Dictature. C'est toutes les années une journée de tension dans tout le Pays. Des groupes isolés de militants d'extrème-gauche profite de cette journée pour s'attaquer aux symboles de l'Etat en se servant de la date de la mort d'Allende... Ironie de l'histoire, en 1973, ces mêmes groupes attaquaient le gouvernement d'Allende parce qu'il "trahissait le peuple"...
   
Une douzaine de délégations vont se succéder toute la journée pour rendre hommage à Salvador Allende devant sa statue sur la Plaza de la constitucion. Les seuls membres de ces délégations pourront accéder à la Statue contrairement au reste de l'année où le passage est libre. Le gouvernement a décider d'interdire tous les rassemblements et manifestations pour éviter les débordements.
    Alors, n'oublions pas, aujourd'hui, le 11 septembre à 34 ans...

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19 juillet 2007

L'autre 11 Septembre...


Coup d'Etat Chili 1973
Vidéo envoyée par sybelium

    Voila pour ceux qui restent circonspects quand je parle de mon 11 septembre à moi, celui de  ma mémoire familiale... C'est un extrait du film sur le 11 septembre sortit il y a 2 ans je crois. Il montre comment parfois, par une ironie de l'histoire, ceux qui prétendent défendre la liberté oublient qu'il n'y a pas si longtemps, que ça, ils la détruisait...

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18 juin 2007

Pas de tsunami bleu, juste une vaguelette rose...

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    Et voila, encore une fois, les résultats des élections nous apprennent qu'il faut se méfier des sondages. Pas de tsunami bleu au Palais Bourbon, il y a même une onde rose sur le parlement: le PS prend 40 siège à l'UMP par rapport à l'Assemblée sortante. L'UMP est majoritaire mais les français ont choisi de renforcer l'opposition au parlement, de ne pas laisser tous les pouvoirs à Sarkozy. La responsabilité de la Gauche est maintenant d'être une opposition crédible, efficace mais aussi porteuse de propositions.

    Alain Juppé, Ministre d'Etat, numéro 2 du gouvernement, a été battu dans sa circonscription et a annoncé qu'il allait présenter sa démission du gouvernement. Un ex-ministre, Renaud Denaudieu Devabre a été lui aussi battu dans sa circonscription. Autre bonne nouvelle: Alain Carignon, ancien Maire de Grenoble, condamné pour des magouilles financières lors de son passage à la Mairie, a été battu... Les électeurs grenoblois ne semblent pas apprécier les escrocs...
    Dans ma circonscription, la 1ere de la Loire, Régis Juanico, candidat de la Gauche a battu Françoise Grossetête, candidate de l'UMP. Bravo pour cette belle victoire qui nous rempli d'espoir pour les municipales de 2008. A noter que sur l'autre circonscription qui englobe une partie de Saint Etienne, Jean-Louis Gagnaire, candidat de la Gauche a lui aussi battu le candidat UMP, Christian Cabal.
   
    La soirée a été marquée aussi par les dépèches people: Ségolène Royal annonce qu'elle se sépare de François Hollande. Super. Mais les journalistes veulent que tout le monde donne son avis. La droite subit un revers... C'est pas la priorité: François et Ségolène n'habitent plus ensemble... Mais que va devenir Thomas!!?     Quel intérêt pour Mme Royal de faire une telle déclaration au soir d'un second tour d'élection législative? En quoi cela va faire avncer le PS et la gauche? Quelle maneuvre répugnante pour attirer les médias à elle. A mon avis, ce n'est pas ce type de maneuvres de bas-étages qui va permettre de refonder la gauche et de la mettre en ordre de bataille pour défendre les valeurs de solidarité et d'égalité pendant les 5 prochaines années... J'espère que tout le monde va très vite reprendre ses esprits et se mettre au travail...

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17 juin 2007

C'est pas fameux fameux...

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    Un taux de participation de 22,90% à 12h00 aujourd'hui, soit quelques dixièmes de plus que lors du 1er tour de dimanche dernier... Ca ne présage rien de bien encourageant concernant la mobilisation des électeurs pour ce second tour...
    Enfin, dans la 1ere circoncription de la Loire, les électeurs ont jusqu'à 18h00 pur mettre leur bulletin dans l'urne. On prendra le temps de commenter les résultats qui se présage une fois que la loi le permettra...

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10 juin 2007

C'est fait j'ai voté!

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    Il semblerait que le taux de participation soit plutot faible, tant au niveau de mon bureau de vote (1ère circonscription de la Loire) qu'au niveau national... Dans la Loire, vous avez jusqu'a 18h pour aller voter, ne vous laissez pas confisquer votre voix et permettez à la démocratie de vivre!

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Handicap et surenchère politique...

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    Je ne m'attendais quand je suis arrivé au Bureau National de la LMDE que la question du handicap serait autant mis en avant dans le débat public. Quand j'ai commencé à travailler sur cette question et sur la loi du 11 Février 2005, je n'aurais jamais pensé que nous tomberions dans une telle surenchère de propositions de la part des politiques.
    Déja, le vive échange lors du débat du second tour entre les deux candidats sur la question de la scolarisation des enfants en situation de handicap m'avait beaucoup étonné. Premièrement, il faut noter que ni l'un, ni l'autre ne maitrisait le sujet et un certain nombre de bêtises avaient été dites des deux côtés.
    Et maintenant, le Président de la République assiste Samedi au Congrès de l'UNAPEI, association de proches de personnes en situation de handicap. Il annonce en fanfare qu'il va rendre opposable le droit pour tout enfant en situation de handicap de pouvoir être scolarisé dans l'école de son secteur.
    Il faut savoir que se droit est deja énnoncé dans la loi du 11 février 2005 mais les décrets d'applications n'ont toujours pas été publiés. Et au dela des simples volontés politiques exprimées, ce qu'il faut maintenant faire pour que enfin il y ait une vrai egalité des droits entre enfants en situation de handicap et enfants valides, c'est que des moyens soient déloqués pour que tous les enfants puissent être acceuillis dans l'école de la République. Sans ces moyens, toutes ses déclarations ne resteront que des bonnes intentions qui ne se concrétiserons pas.
    La loi du 11 février 2005 constitue un pas de géant vers une réelle égalité des droits entre personnes en situation de handicap et personnes valides. Elle a sucité beaucoup d'espoir chez les jeunes en situation de handicap qui pouvaient enfin envisager serieusement depoursuivre des études supérieures, trouver un emploi... Mais pour l'instant, son application ne se montre pas à la hauteur des attentes: les Maisons Départementales des Personnes Handicapées ne sont pas encore toutes opérationnelles, les personnels des MDPH ne sont pas formés aux nouveau dispositifs, les écoles n'ont pas reçu le personnel formé nécessaire pour acceuillir tous les élèves, la coordination entre MDPH et acteurs de l'Education Nationale n'existe quasiment pas, les délais de traitement des dossiers sont honteusement long (8 mois d'attentes dans certains départements!!!) et la liste est encore longue.
    Alors avant de faire de grandes déclarations tonitruantes, il faudrait que l'Etat se montre à la hauteur en appliquant la loi telle qu'elle est correctement, ce qui améliorerait déja beaucoup la vie des jeunes handicapés en France aujourd'hui. Ensuite seulement on pourra réfléchir à ce qu'il faut de nouveau améliorer.

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Aujourd'hui, on vote...

    Comme le prévoit la loi, aucune propagande, aucun résultat anticipé aujourd'hui...

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05 juin 2007

Quand la Droite se mèle de la culture...

    Voici un échange de courrier entre le groupe des "Ogres de Barback" bien connu des amateurs de chanson festive et le Maire de la commune d'Oyonnax dans l'Ain, serviteur de son excellence M. Sarkozy et de son Parti...
   
    Voila le courrier adréssé par ce charmant personnage à la Présidente du Groupe les Ogres de Barback. Vus y noterez sûrement une conception très personnelle de la liberté d'expression des artistes et de la manière dont une commune doit mener sa politque culturelle. (Si vous ne parvenez pas à lire, cliquez dessus pour ouvrir le lien)

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    Je vous laisse maintenant lire la réponse excellente à mon sens du groupe à M. le Maire:

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    Voici quelques éléments qui devrait pouvoir alimenter la reflexion sur la necessité de ne pas donner tous les pouvoirs à des gens qui se croient déjà tous permis et qui pensent que parce qu'ils ont été majoritaires à une élection devrait pour faire taire l'opposition.
    Dimanche prochain, faites en sorte que les Ogres de Barbacks, mais aussi les Têtes raides, Renaud, Diams et autres La Rue Kétanou ne soient pas censurés à l'avenir...

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27 mai 2007

Pour montrer que des gens croient encore en la démocratie et dans les contre-pouvoirs...

LDHVoici le communiqué de presse publié par la Ligue des Droits de l'Homme suite à l'élection présidentielle

L’élection présidentielle a constitué un moment très fort de la vie civique de notre pays. Le niveau exceptionnel de participation électorale, la confrontation des orientations, mais aussi l’intensité des échanges entre les citoyens eux-mêmes attestent un nouvel intérêt pour le politique, et l’envie d’en débattre. L’attente de la société est forte à l’égard des gouvernants et de tous les acteurs de la vie démocratique.

Cette attente ne doit pas être déçue. L’élection de Nicolas Sarkozy, dont chacun doit prendre acte et tirer les leçons, est lourde de conséquences mais ne clôture pas la séquence démocratique de ce printemps. Car ce n’est pas un homme seul, fût-il Président de la République, qui peut décider de tout en démocratie.

La LDH souhaite que les citoyens maintiennent le niveau remarquable de participation politique dont ils viennent de faire preuve et restent mobilisés, notamment lors du prochain rendez-vous civique que sont les élections législatives, pour refuser l’aggravation de la régression des libertés et des droits sociaux, de la précarisation, de l’exclusion et de la stigmatisation d’une part importante de la population résidant en France.

Elle contribuera pleinement, à la place qui est la sienne, à mettre en lumière la nécessité de construire une France plus juste et plus fraternelle, faisant vivre les valeurs d’égalité, de laïcité et de solidarité.

Quels que soient les aléas politiques et les conjonctures électorales, la Ligue des droits de l’Homme poursuivra plus que jamais son combat pour traduire en actes la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits ».

Elle appelle, pour les jours, les mois et les années à venir, à l’exercice permanent et vigilant de la citoyenneté.

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12 mai 2007

Communiqué de presse de l'UNEF suite à l'élection de N. SARKOZY

Logo_UnefL’UNEF prend acte de la l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République

     L’UNEF prend acte de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République au terme d’une campagne au cours de laquelle l’UNEF avait exprimé, à plusieurs reprises, de fortes inquiétudes quant à l’avenir de la jeunesse et la prise en compte de ses attentes.

     L’UNEF se félicite de la très forte mobilisation des français à l’occasion de cette élection et la victoire de Nicolas Sarkozy en est par conséquent d’autant moins contestable. Il serait à la fois contre-productif et contraire aux principes de la République de contester l’élection démocratique du nouveau président de la République.

    L’UNEF rappelle au nouveau président de la République l’urgence à agir et à répondre aux aspirations des étudiants

     A l’occasion de son 80ème Congrès National, en mars dernier, l’UNEF a porté 7 exigences auprès des candidats à l’élection présidentielle pour sortir enfin les jeunes de la précarité sociale, leur permettre d’accéder aux études supérieures et d’y réussir, et enfin de s’insérer durablement dans la vie active.

     Un an après la crise du CPE, où l’UNEF a joué un rôle moteur dans la mobilisation, le malaise qui touche les jeunes n’a pas disparu. Il s’est empiré, et, le nouveau président de la République a la responsabilité de mettre fin à cette situation sociale explosive en offrant un avenir de qualité à tous les jeunes de ce pays.

    L’UNEF réaffirme la nécessité d’une réforme d’ampleur de l’université permettant une démocratisation effective de l’enseignement supérieur : réforme des premiers cycles, investissement massif de l’Etat, allocation d’autonomie, égalité des droits entre les étudiants… L’UNEF rappelle qu’aucune réforme ne se fera sans les étudiants et qu’elle participera à l’ensemble des discussions ouvertes par le futur gouvernement.

     La réforme que l’UNEF appelle de ses vœux ne saurait franchir les lignes jaunes maintes fois rappelées par les étudiants et leur syndicat. La sélection à l’Université comme la hausse des droits de scolarité irait à l’encontre d’un objectif de démocratisation effective et rencontrerait la ferme opposition des étudiants et de l’UNEF.

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07 mai 2007

Petite consolation, la gauche en tête à Saint Etienne

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    Ségolène Royale est arrivée en tête au second tour de l'élection présidentielle à Saint Etienne. Elle a en effet réuni 51,56% contre  48,44% pour le candidat de l'UMP. C'est un élément qui a son importance quand on sait que la Droite dirige cette ville depuis plus de 20 ans. C'est un souffle d'espoir pour cette ville qui subit depuis tant d'année une politique catastrophique (privatisation de la distribution d'eau, démantelement du tissu associatif, exclusion des quartiers populaires...). Encore une élection qui demandera un comportement exemplaire à la gauche et qui nous confère une grande responsabilité. M. Thiollère, rendez-vous en 2008!

<Edit le 8 Mai> La Tribune-Le Progrès, journal local de droite de Saint Etienne donne le détail des résultats dans l'agglomération stéphanoise. Ségolène Royal est arrivée largement en tête dans les quartiers populaires, arrivant à 66% à La Cotonne et même 82% à Montreynaud, quartier ou j'ai passé mon enfance.Il est rassurant de voir qu'il y a eu une réelle mobilisation de l'électorat des quartiers populaire, mais il faudra identifier la part de personne qui ont voté contre Nicolas Sarkozy plutot que pour Ségolène Royal pur avoir une vision juste de ce qu'a réellement été le vote dans ces quartiers.

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La Droite dure à l'Elysée: bienvenue au Sarkoland!

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    Les Français ont tranché: Nicolas Sarkozy sera le Président de la République Française à partir du 16 Mai 2007. Il a été élu avec un peu plus de 53% des voix, le score est sans appel. La candidate du Parti Socialiste, soutenue par toutes les organisations progressistes et de Transformation Sociale receuille elle 47% des voix.
    La France semble s'être engagée dans une révolution libérale et conservatrice. Tant pis pour les acquis de la Révolution Française et de la Libération ( ne parlons même pas de Mai 68...).

    Nicolas Sarkozy a gagné la bataille idélogique qu'il avait entamé dès son accession au Ministère de l'Intérieur dans le gouvernement de Raffarin. Dès cet instant, il a commencé une véritable guerre idéologique qui visait à imposer sa vision sécuriatire et libéral à droite d'abord et dans toute la société ensuite. Les armes de cette bataille: les petites phrases choc ("les racailles", "les karscher", "la France, on l'aime ou on la quitte", "liquider l'héritage de Mai 68"), les solutions simplistes ("travailler plus pour gagner plus", "les peines planchers pour lutter contre la récidive"), les médias (le magnifique reportage de TF1 le 4 mai au soir sur "la France qui triche") et une incroyable concentration des pouvoirs dans les mains d'un même homme (UMP, Ministère de l'Intérieur, Parlement, grands groupes financiers...).
       Face à lui, une gauche incapble de se rassembler, qui entre en campagne de manière éclatée. Le Parti Socialiste n'arrive pas à étendre le rassemblement derrière Ségolène Royal au-delà du PRG et du MRC. Et pourtant, c'était le seul moyen de mener une campagne offensive contre la Droite en ne cherchant pas à s'imposer dans son propre camp. Nicolas Sarkozy a reussi lui a rassembler toutes les droites derrière son nom, depuis le Parti Radical au Front National en passant pas Démocratie Libérale. Il a reussi à marginaliser le Front National en allant chasser sur ses terres, en enpreintant certains de ses slogans et de ses analyses. Cet élément n'est pas à négliger puisqu'il nous démontre encre une fois la dangerosité de celui qui est désormais "notre Président".

   
La victoire de Nicolas Sarkozy est indéniable. Et pourtant ce n'est pas un chèque en blanc qui lui est donné par le peuple français et la légitimité acquise par Sarkozy lors de ce vote ne lui confère absolument pas les pleins pouvoirs. La première des urgences pour la Gauche est de modéré le pouvoir de cette droite décomplexée en faisant tout pour mettre Sarkozy en échec lors des prochaines élections législatives.
    Cet objectif nous l'atteindrons que si nous restons unis pour ce qui constitura vraiment un "troisième tour". Nous ne pouvons pas laisser une autoroute à la droite en se divisant comme au premier tour des présidentielles. On la vu, la simple volonté d'alternance du peuple français ne nous portera pas au pouvoir. La simple sanction de la politique de la droite pendant 5 ans de gouvernement non plus. Il aura fallu la claque des présidentielles de 2007 pour que nous nous en rendions compte, comme si celle de 2002 n'avait pas suffit. François Hollande a plaider pour que la gauche se rassemble pour les législatives. Il ne faut pas que ce ne soient que des parole en l'air. Il faut se rassembler dans la famille socialiste et ne pas miner notre propre maison comme DSK l' fait 10 minutes à peine après l'annonce de la défaite de Ségolène Royal. Le peuple de gauche ne mérite pas une énième guerre des éléphants.

    Mais plus loin que les législatives, il faut vir que les scrutins vont se succéder jusqu'à 2012: cantonnales partielles et municipales dès 2008, les européennes en 2009, les régionnales en 2010 et enfin les présidentielles et les législatives en 2012. Et il faut que nous construisions les conditions de notre victoire. Et ça ne se passera pas sans une refondation de la Gauche, qui défini une ligne claire, qui ne résigne pas à l'ultra-libéralisation des esprits mais qui au contraire la combat. Et je reste intimement que l'avenir de la Gauche n'est ni à droite, ni au centre. L'avenir de la gauche est dans la  gauche, dans toute sa diversité. Il faut que cette diversité redevienne une force, il faut qu'elle ne soit plus une cause de défaite mais au contraire un moteur pour la victoire. Cela suppose que nous mettions le projet et l'idéologie au centre de nos discutions et non pas les personnes comme c'est bien trop souvent le cas, n'en déplaise à certains éléphants ou carriéristes. Michaël Delafosse jette quelques bases qui sont très interressantes et optimistes pour la constitution d'une federation des partis de gauche.

    Et enfin, n'oublions pas que pendant les 5 ans qui viennent, il va falloire défendre chacun des droits fondamentaux des citoyens de ce pays. Ceux qui risquent le plus pendant les 5 prochaines années sont ceux qui sont le plus vulnérable aujourd'hui: les immigrés, les salariés précaires, les jeunes, les chomeurs, les habitants des quartiers populaires, les personnes qui ont les revenus les plus modestes. Et chacun dans nos champs d'interventions, qu'ils soient politiques, syndicaux, associatifs ou mutualiste il faudra être les obstacles sur lesquels buttera le roulaud compresseur libéral dans sa course.

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06 mai 2007

Elections: la mobilisation des électeurs est importante!

291692    Pas de résultats anticipés, pas de sondages de dernière minute, simplement un chiffre: 34,11%. C'est le taux de participation au second tour de l'élection présidentielle en métropole aujourd'hui à midi. Ce taux est presque 3 points au dessus de celui observé à la même heure au moment du premier tour. Il est aussi supérieur à tous ceux observé pour un second tour de présidentielle dans toute l'histoire de la 5ème République (sauf 1974).
    Si cette tendance se confirme, elle témoignera de la formdable mobilisation des électeurs et de l'intérêt qu'ils portent à ce scrutin. Pour ma par, je n'ai pas encore été voté (il est 14h10), je vais y aller dans l'après midi avant d'aller suivre l'annonce des résultats avec quelques amis et camarades à Lyon...
    N'oubliez pas, vous avez jusqu'à 20 heures dans les grandes villes pour aller accomplir votre devoir de citoyen, vous avez donc encore le temps de vous exprimer...! Et rien n'est joué, tous les votes comptes et comme le dit Remi, les carottes ne sont pas cuites camarades!

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03 mai 2007

Le débat

segolene_sarko      Hier soir, Ségolène Royal a surprise tout le monde en démontrant qu'elle pouvait tenir tête au candidat de l'UMP. Elle a démontré qu'elle avait la carure d'une femme d'Etat. Comme le dit l'éditorialiste de Libération ce matin, "Nicolas Sarkozy n'a pas perdu. Ségolène Royal a gagné."

 

    Pour ne retenir qu'une phrase du débat:

“C’est pire, vous avez raison”, reprend Mme Royal, qui lance : “Avec vous, tout est possible, même le pire !”

   
   
Bien envoyé...

    Plus de commentaires sur cette soirée dans un prochain post...

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02 mai 2007

Jesus Camp

jesus_camp2_1    A voir absolument, ce film documentaire décrit les méthodes et les objectifs des églises évangéliques aux Etats Unis. Le réalisateur plonge le spectateur dans une session d'un camp organisée par une "précheuse pour enfant" dans le Dakota du Nord. Les enfants y apprennent nottament qu'ils sont membre de l'armée de Dieu qui a pour but de faire des Etats Unis la "Nation de Dieu". Au delà des scène habituelles mais toujours édifiantes de "transe" de certains fidèles pendant les cérémonies.
    Deux éléments m'ont particulièrement marqué: d'abord la manière dont ils présente la Bible. Ils en ont une lecture au premier degré, un Pasteur va même jusqu'à dire "pourquoi se poser des questions sur l'homosexualité? Tout est écrit dans la Bible, il n'y a pas de questions à se poser". Cette approche est une négation complète de la démarche des fondateurs du protestantisme qui pronaient un retour au texte, une lecture poussée, une interprétation réfléchie de l'Evangile. Ce courant présente à mon sens un immense retour en arrière, marqué par un refus de questionnement et de reflexion sur le sens profond que peut avoir une croyance en une religion.
Ce qui est aussi marquant dans le film, c'est l'aveu par la Pasteur qui dirige le camp qu ses méthodes s'inspirent directement des méthodes des fondamentalistes musulmans qui endoctrinnent dès le plus jeune âge les enfant afin d'en faire une véritable armée.
Preuve que les fous de Dieu ne sont pas que du côté des "méchants arabes barbus musulmans polygames", mais aussi des gentils blancs blonds aux yeux bleus
    A noter aussi leur vénération pour le Président Bush qui est pour eux un qui travaille tous les jours à ce que les Etats Unis deviennent la Nation de Dieu... Encore une preuve s'il en fallait que cet homme est très dangereux... N'oublions pas qu'un homme de petite taille qui a de hautes aspirations admire énormément ce personnage...

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Avec Sarkozy, tout est possible mais pas avec tout le monde...

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Manifestation

335000234_presentation    Hier avaient lieu les traditionnels défilés du 1er Mai partout en France. Environ 200 000 personnes ont défilé dans toute la France. On ressentait dans le cortège Lyonnais une inquiétude quand aux résultats de l'election présidentielle. Même si dans le cortège on re trouvait toutes les obédiences politique, il se dégageait une volonté commune de ne pas permettre à Nicolas Sarkozy d'accéder au pouvoir et de tout faire pour l'empécher de mettre en oeuvre son programme de destruction des solidarités. La CGT et l'UNEF appellent à faire barrage à la droite et à son candidat qui remet en cause les acquis sociaux et flirte avec l'extrème-droite.
    Une autre démonstration de la manière dont la droite ne sert que ses intérêts: les gendarmes ont empéché une perquisition ce matin au Palais de l'Elysée dans le cadre de l'enquête sur la mort juge Borrel en 1995 à Djibouti. Les enquéteurs voulaient pouvoir faire toute la lumière sur d'éventuelles pressions de l'Elysée dans cette affaire...
    Ce soir, comme beaucoup de Français, je serais devant ma télévision (ou plutot devant la télé de mes hebergeurs de Vitry)pour regarder le débat entre les deux candidats en lice au second tour.

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30 avril 2007

Elections presidentielles ou le choix de société

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    Les mises à jour de ce blog ne sont pas très régulières, mais les déplacements incessants entre Lyon et Paris, un agenda chargé à la LMDE et l'actualité plutot chargée font que je ne passe pas énormément de temps sur internet ces derniers temps.
    Il semble impossible dans la période de ne pas parler des résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Les français ont fait un choix clair en mettant largement en tête du premier tour le candidat de l'UMP et la candidate du Parti Socialiste. Il est interressant de noter que la campagne de drague de l'extrème-droite de Nicolas Sarkozy semble avoir porté ses fruits puisque il apparaitre que le recul de l'extrème-droite coincide avec le score plutot élevé du candidat de l'UMP. On ne peut que se réjouir du recul du Front National et de son score bien en dessous de celui du 21 avril 2002. Mais il est inquiétant de voir la banalisation des idées du Front National dans le discours du candidat de Droite. Et encore plus inquiétant, ce glissement idéologique de la doite vers l'extrème-droite semble accepté presque par tout le monde.... Et pourtant, ces valeurs vont à l'encontre de tout ce qui a fondé la République, elles sont en contradiction avec ce que le peuple français avait dit massivement le 1er Mai 2002 alors que la doite devait incarner "le sursaut républicain". On en regretterait presque l'époque du RPR de Chirac où la droite républicaine avait à coeur de marquer sa différence avec l'extrème-droite...
    Sans vouloir tomber dans la Bayrou-mania, il faut aussi noter le score non négligeable du candidat "centriste". François Bayrou a réussi un coup de force en faisant oublier pendant la campagne qu'il avait soutenu les politiques de casse social de la droite pendant 4 ans, s'y opposant mollement la dernière année pour préparer la campagne... Il a aussi réussi la pirouette intellectuelle de se présenter comme le candidat de l'anti-système lui qui a participé à de nombreux gouvernements (de droite comme par hasard...) et qui n'en ai pas à son coup d'essai en politique... Pour ce qui est de sa soit-disant importance au second tour, je ne ferais que reprendre la formule heureuse d'un très bon ami à moi: "si j'avais voté Bayrou, je me serais sentis super important pendant 15 jours, mais seulement pendant 15 jours..."
    Pour ce qui est des résultats de la gauche, il y a eu un large rasemblement des électeurs derrière la candidature de Ségolène Royal. La peur d'un nouveau 21 avril semble avoir poussé les électeurs à ne pas "disperser" leurs voix vers les autres candidats de la gauche et à assurer la présence d'un candidat de gauche au second tour. Ségolène Royal porte maintenant une double responsabilité:
    D'abord, elle doit prendre conscience qu'elle représente pour ces 26% l'alternative à la société libérale et repressive que nous promet l'UMP et qu'elle doit à ce titre être à l'écoute tous ceux qui l'ont porté au second tour. Et cet électorat est composé non seulement de socialistes, de radicaux de gauche et de sympathisants du MRC ; mais aussi de communistes, d'alter-mondialistes, de trotskystes... Et il faudra prendre en compte cela au moment de gouverner.
    Ensuite elle porte la responsabilité de battre Nicolas Sarkozy au second tour et de préparer les conditions de la mise en place d'un gouvernement de gauche. Et cette responsabilité n'est pas des moindre puisque les français sont ici face à un véritable choix de société, et la victoire de Nicolas Sarkozy marquerai une vrai rupture avec toutes les valeurs qui ont fondé notre pays.
    Il faut rassembler le plus de personnes possible derrière la candidature de Ségolène Royal, et les électeurs du centre aussi. Ceux qui ont cru que François Bayrou pourrait battre Nicolas Sarkozy doivent se tourner vers Ségolène Royal. Mais cette démarche de rassemblement ne doit pas faire oublier à la candidate qu'elle a été investie par le Parti Socialiste, parti ancré à gauche, et que l'UDF et François Bayrou ont toujours soutenu la droite. Le rassemblement des électeurs doit se faire par le projet et la proposition d'alternative et non par une alliance idéologiquement absurde qui conduirait à une impasse.
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    Nicolas Sarkozy fait peur par ses idées, ses positions, ses déclarations... Il oppose sans cesse les français entre eux, surfant sur les peurs, les inquiétudes, la détresse sociale... Et pourtant aucune des solutions qu'il propose ne répond vraiment à ces problématiques ; il ne faut pas oublier que c'est le gouvernement dont il était membre qui présenta le CPE comme la solution à tous les problèmes de chomage des jeunes... C'est lui qui laisse entendre que ceux qui sont au chomage le sont parce qu'ils ne veulent pas travailler, que les jeunes doivent accepter de travailler pour financer leurs études si leurs parents ne peuvent pas leur les financer, que les immigrés n'ont pas vocation à rester sur le territoire, que le droit de grève doit être limité...
    Et le Pacte Présidentielle de Ségolène Royal, même s'il est loin d'être parfait, propose lui un projet qui met en avant les valeurs de solidarité, de justice sociale, de fraternité. Elle veut rompre avec la casse des acquis sociaux menée depuis 5 ans...

    Il ne faut pas que la formidable mobilisation des électeurs au premier tour ne retombe, le 6 mai sera le moment de faire un choix qui engagera tout le pays pour 5 ans. Il ne faut pas se laisser confisquer la démocratie.


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31 mars 2007

80ème Congrès de l'UNEF et autres actualités

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    Les 22, 23, 24 et 25 MArs derniers, l'UNEF, première organisation de jeunesse en France tenait son 80ème Congrès au Grand Palais de Lille. A cette occasion, le syndicat étudiant a célébré les 100 ans du mouvement étudiant dans la ville qui avait vu la naissance de la première AGE de l'UNEF en 1907.
    La première journée de Congrès a été consacrée à la célébration de cet anniversaire. De nombreux anciens de l'UNEF ont témoigné de leur passage à l'UNEF. Notons la présence de Paul Bouchet qui en 1946 participait au premier Congrès de l'après-guerre qui écrivait la Charte de Grenoble, texte fondateur qui continue de guider l'action syndcale de l'UNEF. Le soir a eu lieu un banquet ou de nombreux "anciens" étaient présents, dont Martine Aubry, Lionel Jospin, Clémentine Autain, mais aussi des moins vieux comme Yassir Fichtali et MAthieu Pasquio et de nombreux anciens membres du Bureau National de l'UNEF, mais aussi de l'UNEF-ID et de l'UNEF-SE. Cette journée a été l'occasion de se rendre compte du travail considérable qui avait été effectué par le passé par le mouvement étudiant, et de la responsabilité que cela conférait à l'oragnisation telle qu'elle est aujourd'hui. Le président de l'association des anciens de l'UNEF nous faisait remarquer que même s'ils n'intervenaient pas directement dans la vie de l'organisation, il regardait d'un oeil bienveillant et avec une certaine fierté ce que devenait l'UNEF.
    Au cours des autres journées qui étaient consacrées au débat sur l'activité et l'orientation du syndicat, le Congrès à reçu la visite de nombreux candidats ou de représentants de candidats à l'election présidentielle. Ils étaient invités à répondre aux 7 exigences pour la jeunesse posées par l'UNEF pour les prochaines échéances électorales. Dominique Voynet, Olivier Besancenot, Ségolène Royal et Marie-George Buffet se sont déplacés en personne. Notons que la plupart de ses candidats ont eu à coeur de répondre aux éxigences des jeunes sans forcemment tenir de discours à des fins électoralistes. J'ai particulièrement apprécié l'intervention de Dominique Voynet (avec qui je n'ai aucune affinité idéologique, croyez-moi!) qui a fait preuve de franchise et d'une analyse très fine de certaines situations.
    D'autres candidats qui n'ont pas pu (voulu?) se déplacer se sont fait représenter. C'est le cas nottament de Nicolas Sarkozy qui était représenter par Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire et auteur de deux rapports parlementaires sur les étudiants, un sur la précarité étudiante et le système d'aides sociales, un sur la santé des étudiants. Je pense que ça ne devait pas être facile pour lui de prendre la parole devant une assemblée qu'il lui savait défavorable. Même s'il a évité tous les sujets qui auraient pu faire réagir la salle (autonomie des universités, selection à l'université, frais d'inscription...), il a donné les positions de l'UMP sur l'éducation avec une certaine habilité. S'étaient également faits représentés François Bayrou, Arlette Laguillier et José Bové.

    Ce Congrès était l'occasion de montrer à ces candidats que l'UNEF qui avait lancé la mobilisation de la jeunesse contre le CPE resterai attentive à toutes les réformes qui seront menées à l'avenir dans l'Education Nationale et la Recherche et que si encore une fois, on en consulte pas les principaux concernés, les étudiants, et qu'on tente de démanteler nos droits, l'UNEF se mobilisera pour mettre en echec le gouvernement, quel qu'il soit.

Posté par Nicolas Souveton à 10:46 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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