Le blog de Nico le chilien-el franchute

Blog de Nico, étudiant à lyon, engagé dans la transformation sociale...

07 mai 2007

La Droite dure à l'Elysée: bienvenue au Sarkoland!

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    Les Français ont tranché: Nicolas Sarkozy sera le Président de la République Française à partir du 16 Mai 2007. Il a été élu avec un peu plus de 53% des voix, le score est sans appel. La candidate du Parti Socialiste, soutenue par toutes les organisations progressistes et de Transformation Sociale receuille elle 47% des voix.
    La France semble s'être engagée dans une révolution libérale et conservatrice. Tant pis pour les acquis de la Révolution Française et de la Libération ( ne parlons même pas de Mai 68...).

    Nicolas Sarkozy a gagné la bataille idélogique qu'il avait entamé dès son accession au Ministère de l'Intérieur dans le gouvernement de Raffarin. Dès cet instant, il a commencé une véritable guerre idéologique qui visait à imposer sa vision sécuriatire et libéral à droite d'abord et dans toute la société ensuite. Les armes de cette bataille: les petites phrases choc ("les racailles", "les karscher", "la France, on l'aime ou on la quitte", "liquider l'héritage de Mai 68"), les solutions simplistes ("travailler plus pour gagner plus", "les peines planchers pour lutter contre la récidive"), les médias (le magnifique reportage de TF1 le 4 mai au soir sur "la France qui triche") et une incroyable concentration des pouvoirs dans les mains d'un même homme (UMP, Ministère de l'Intérieur, Parlement, grands groupes financiers...).
       Face à lui, une gauche incapble de se rassembler, qui entre en campagne de manière éclatée. Le Parti Socialiste n'arrive pas à étendre le rassemblement derrière Ségolène Royal au-delà du PRG et du MRC. Et pourtant, c'était le seul moyen de mener une campagne offensive contre la Droite en ne cherchant pas à s'imposer dans son propre camp. Nicolas Sarkozy a reussi lui a rassembler toutes les droites derrière son nom, depuis le Parti Radical au Front National en passant pas Démocratie Libérale. Il a reussi à marginaliser le Front National en allant chasser sur ses terres, en enpreintant certains de ses slogans et de ses analyses. Cet élément n'est pas à négliger puisqu'il nous démontre encre une fois la dangerosité de celui qui est désormais "notre Président".

   
La victoire de Nicolas Sarkozy est indéniable. Et pourtant ce n'est pas un chèque en blanc qui lui est donné par le peuple français et la légitimité acquise par Sarkozy lors de ce vote ne lui confère absolument pas les pleins pouvoirs. La première des urgences pour la Gauche est de modéré le pouvoir de cette droite décomplexée en faisant tout pour mettre Sarkozy en échec lors des prochaines élections législatives.
    Cet objectif nous l'atteindrons que si nous restons unis pour ce qui constitura vraiment un "troisième tour". Nous ne pouvons pas laisser une autoroute à la droite en se divisant comme au premier tour des présidentielles. On la vu, la simple volonté d'alternance du peuple français ne nous portera pas au pouvoir. La simple sanction de la politique de la droite pendant 5 ans de gouvernement non plus. Il aura fallu la claque des présidentielles de 2007 pour que nous nous en rendions compte, comme si celle de 2002 n'avait pas suffit. François Hollande a plaider pour que la gauche se rassemble pour les législatives. Il ne faut pas que ce ne soient que des parole en l'air. Il faut se rassembler dans la famille socialiste et ne pas miner notre propre maison comme DSK l' fait 10 minutes à peine après l'annonce de la défaite de Ségolène Royal. Le peuple de gauche ne mérite pas une énième guerre des éléphants.

    Mais plus loin que les législatives, il faut vir que les scrutins vont se succéder jusqu'à 2012: cantonnales partielles et municipales dès 2008, les européennes en 2009, les régionnales en 2010 et enfin les présidentielles et les législatives en 2012. Et il faut que nous construisions les conditions de notre victoire. Et ça ne se passera pas sans une refondation de la Gauche, qui défini une ligne claire, qui ne résigne pas à l'ultra-libéralisation des esprits mais qui au contraire la combat. Et je reste intimement que l'avenir de la Gauche n'est ni à droite, ni au centre. L'avenir de la gauche est dans la  gauche, dans toute sa diversité. Il faut que cette diversité redevienne une force, il faut qu'elle ne soit plus une cause de défaite mais au contraire un moteur pour la victoire. Cela suppose que nous mettions le projet et l'idéologie au centre de nos discutions et non pas les personnes comme c'est bien trop souvent le cas, n'en déplaise à certains éléphants ou carriéristes. Michaël Delafosse jette quelques bases qui sont très interressantes et optimistes pour la constitution d'une federation des partis de gauche.

    Et enfin, n'oublions pas que pendant les 5 ans qui viennent, il va falloire défendre chacun des droits fondamentaux des citoyens de ce pays. Ceux qui risquent le plus pendant les 5 prochaines années sont ceux qui sont le plus vulnérable aujourd'hui: les immigrés, les salariés précaires, les jeunes, les chomeurs, les habitants des quartiers populaires, les personnes qui ont les revenus les plus modestes. Et chacun dans nos champs d'interventions, qu'ils soient politiques, syndicaux, associatifs ou mutualiste il faudra être les obstacles sur lesquels buttera le roulaud compresseur libéral dans sa course.

Posté par Nicolas Souveton à 22:40 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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