Le blog de Nico le chilien-el franchute

Blog de Nico, étudiant à lyon, engagé dans la transformation sociale...

04 juillet 2006

Le retour...

    Ca fait un petit moment que je n'ai laissé de message sur mon blog. Ce n'est pas le manque de faits d'actualité ni l'envie de les commenter qui m'a empéché de le faire, mais plutot le manque de temps. Entre les partiels, une charge de travail importante au Collège où je suis Assistant d'Education et la préparation de mon départ ticktin.photo.colorau Chili ne m'ont pas laissé beaucoup de temps libre....
      Concernant l'actualité, bien des choses se sont déroulées depuis le 2 juin et mon dernier post. J'ai été très marqué ces dernieres semaines par les images des personnes sans-papiers qui faisaient la queue devant les Préfectures dans l'espoir d'obtenir une régularisation. Au-delà du caractère choquant de la loi Sarkozy sur l'immigration (voir le post que j'avais fait à ce sujet), c'est le traitement qui est réservé à ces personnes qui est révoltant. J'ai notamment été révolté par les images du journal télévisé de France 2 qui montrait des gens parqués derrière des barrières, qui attendaient parfois depuis la veille au soir dans le simple espoir d'obtenir un hypothétique rendez-vous pour une improbable régularisation. J'ai même eu hologo_200512_grand1nte que mon pays, la France, qu'on appelle encore "la Patrie des Droits de l'Homme" alors qu'elle traite les sans-papiers comme des animaux. Honte de voir que Sarkozy ose dire qu'il y a de l'humanité dans ses décisions, honte de voir que toutes ses familles attendent tant de la France alors que je sens que le Gouvernement ne leur donnera rien. Mais cette situation, je dois l'avouer, me fait aussi peur. Peur pour ses familles qui risquent la reconduite à la frontière à tout moment, et qui une fois arrivé ne trouverons que la misère et la violence... Et pour certains autres, la mort même, assasinés par le pouvoir qu'ils avaient fuis. Mais heureusement qu'il y a en France aussi des gens exceptionnels, révoltés par ce qui se passe. A travers les Réseau Education Sans Frontières (RESF), ce sont des centaines de professeurs, d'élus et de simples citoyens qui se mobilise pour aider ses familles. Et cette aide constitue un véritable acte de résistance envers cette loi indigne de la République Française. Ces nouveaux résistants risquent des poursuites judiciaires en aidant ces familles, et pourtant, elles le font. C'est une véritable leçon de civisme à qu'ils nous donne, et il démontre ainsi qu'il y a des gens en France qui valent le coup qu'on se batte.
    J'espère que leur combat protègera ses familles de l'expulsion et qu'enfin les politiques traiterons enfin le problème de l'immigration avec humanité.

    Autre actualité, le Collectif National de l'UNEF se réunissait ce week end à Paris. Le vendredi se sont tenus les Assises du Mouvement Etudiant au Conservatoire National des Metiers de Paris. Cette réunion a vu l'intervention de nombreuses personnalités, dont certaines ont apporté un témoignage très marquant. Je pense à M. Paul BOUCHET, ancien Président d'ADT Quart-Monde qui a participé à amphi_edit_de_nantes_01la Charte de Grenoble. Cet homme, fort de son engagement militant de longue date, nous a délivré un message d'espoir, espoir de voir nos combats pour l'autonomie des jeunes aboutir, de voir la démocratisation de l'Enseignement Supérieur réussir. Mais aussi un message de responsabilité, responsabilité qu'a l'UNEF en tant que première organisation étudiante en France de répondre aus attentes des étudiants, mais aussi de répondre aux défis de notre société.
    Le meeting organisé avec les principales centrales syndicales de salarié amies (CGT FSU FO UNSA) a été un autre moment marquant. Il a été l'occasion de revenir sur le mouvement victorieux contre le CPE, mais aussi d'en tirer les enseignement. Ce qui a rendu possible cette victoire historique contre le gouvernement, c'est l'unité des syndicats. Et cette unité ne va pas de soi, loin de la: il est très rare de voir l'ensemble des syndicats aller au-delà de leur divisions pour s'unir derrière un mot d'ordre commun. Et voilà la leçon que l'on doit tirer pour l'avenir: si l'on veut concquérir de nouveaux droit en France, s'il on veut transformer la société dans laquelle nous vivons, il va falloire que l'on apprenne à travailler ensemble. Voila le défi pour le syndicalisme de ses prochaines années.
   
    Pour terminer, à partir de demain, chaines d'inscription, moment primordial dans la vie de l'UNEF...

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02 juin 2006

Grèves massives des lycéens au Chili

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    Alors que nous sortons tout juste d'une mobilisation importante de la jeunesse pour défendre son droit à l'avenir, à l'autre bout du monde, au Chili, les jeunes se battent pour mettre fin au système libéral d'éducation qu'avait mis en place la Junte Militaire de Pinochet.

    Ce gouvernement, sous l'influence des chicago boys, avait complètement privatisé le système éducatif, depuis la petite enfance jusqu'à l'enseignement supérieur. Depuis, il existe au Chili une véritable éducation à deux vitesse: d'un coté, l'enseignement public, sous-financé, où les enfants des familles les plus modestes sont scolarisés. Le manque de moyen crée des conditions d'études difficiles: classes surchargées et de plusieurs niveau, pas d'accès au nouvelles technologies, professeurs peu payés, peu de chance pour ses élèves d'accéder à un haut niveau d'études.
    D'un autre coté, l'enseignement privé, souvent financé par des lobbies politico-religieux (Eglises chrétiennes, Opus Dei...). Ce sont les couches les plus aisées qui peuvent y accéder, avec parfois des critères scandaleux (critères religieux notamment...). La plupart des Universités sont privées, seule l'Université du Chili (Universidad de Chile) est financée par l'Etat. Mais le niveau demandé pour y entrer est très élevé, puisque le nombre de places est extrèmement limité.

   Le système éducatif chilien reproduit les inégalités, en ne donnant pas aux jeunes les mêmes droits, et en réservant les études supérieures aux couches les plus aisées de la population. Ainsi, les élites économiques et politiques du pays se "reproduisent", et la majeure partie de la population est exclue du système.

    Au mois de Janvier 2006, Michelle Bachelet, candidate de la Concertacion (gauche) est élue Présidente de la République. Son programme suscite beaucoup d'espoir chez les chiliens, il se propose mettre en place une alternative au système ultra-libéral mis en place par Pinochet.

    Début Mai 2006, les lycéens de la région de Santiago, la capitale, se mettent en grève alors que le gouvernement est sur le point d'annoncer une nouvelle réforme de l'éduaction au Chili. Ils aspirent à une réforme en profondeur de l'éducation, qui donne les même droits à tous les jeunes chiliens.
Leurs revendications sont celles-ci: gratuité du PSU, équivalent du Bac qui est payant au Chili ; gratuité des transport pour les scolaires les plus modestes ; suppression de la loi de Pinochet sur la privatisation de l'éducation. C'est le plus important mouvement de jeunes depuis le retour de la démocratie au Chili ; se sont plus de 800 000 jeunes qui ont manifestés hier.
    Chose frappante, ce sont l'Instituto Nacional et le Liceo 7, deux des établissements les plus huppés du Chili qui sont à la pointe de la mobilisation. Leurs élèves se disent conscients d'avoir la chance d'être issus de familles aisées, mais qu'ils se mobilisent pour tout ceux qui n'ont pas cette chance.

    Beaucoup de choses restent à dire sur cette question, je posterais quelque chose plus tard concernant l'attitude du gouvernement face à la mobilisation et le role des mouvements syndicaux et politiques de jeunesse.

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23 mai 2006

Gollnisch condamné par le CNESER!

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Communiqué de presse de l’UNEF Lyon :

 

Rendu de la décision du CNESER concernant Bruno Gollnisch le 22 Mai 2006

 

 

Lundi 22 Mai 2006, la commission disciplinaire du Conseil de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a condamné Bruno Gollnisch a 5 ans de suspension de l’Université Lyon 3 avec suppression de la moitié du traitement. La commission a estimé que M. Gollnisch avait tenu « des propos contraires à la déontologie universitaire » à l’encontre de l’historien Henri Rousso et « qu’il ne pouvait pas ignorer les répercussions de ses propos dans le milieu universitaire et le trouble que cela pouvait susciter ». Nous nous félicitons que le CNESER ait confirmé la peine a laquelle M. Gollnish avait été condamné en première instance. Cette condamnation montre que l’on ne peut pas tenir n’importe quels propos en se prévalant de ses fonctions de Professeur d’Université.medium_gollnisch

    Nous notons aussi que la décision rendue par la Commission disciplinaire de l’Université Lyon 3 a été annulée par le CNESER pour « absence de motivation ». Il est ainsi démontré que l’instruction menée par la commission disciplinaire de Lyon était bâclée. Encore une fois, des disfonctionnements apparaissent dans le fonctionnement de la juridiction disciplinaire à Lyon 3, dysfonctionnements que nous avions déjà dénoncés à l’occasion de la « non-décision » rendue par la section disciplinaire dans l’une des affaires Pfeffer. Il est grand temps que l’Université Lyon 3 rompe avec ces pratiques qui ne font que la discréditer.

    Nous nous félicitons que le CNESER ait précisé les motifs de la sanction disciplinaire, levant ainsi les doutes qui pouvaient planer sur la décision rendue en première instance.

D’autre part, le conseil de l’Université Lyon 3, Maître Dumoulin, a fait valoir devant le CNESER l’indépendance de la juridiction disciplinaire universitaire vis-à-vis de la juridiction pénale pour justifier d’une saisine de la commission disciplinaire avant que les procédures pénales aient abouti. Nous nous étonnons de cette prise de position qui est en opposition avec celles prises par l’Université suite à la condamnation de M. Gilles Guyot par le TGI de Lyon à 4 mois d'emprisonnement avec sursis et à 10 000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêt en première instance. Nous demandons donc à l’Université d’adopter la même attitude envers tous les personnels de Lyon 3 et de cesser d’appliquer une justice « à deux vitesses ». M. Lavorel ne peut maintenant que saisir la commission disciplinaire de l’Université Lyon 3 au sujet du dossier de M. Gilles Guyot.

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17 mai 2006

Homophobie: des choses restent à faire

   

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    Aujourd'hui avait lieu la Journée Mondiale de lutte contre l'homophobie. Ci-contre, voici l'affiche qui a été réalisée à l'occasion de cette journée. Elle est à mon avis très bien faite. Voila ce que Le Monde a publié à cette occasion:

"Il y a un an, l'universitaire Louis-Georges Tin avait lancé, le 17 mai, la première Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Pour cette deuxième édition, il a reçu le soutien du Parlement européen et du gouvernement français.

Pourquoi avoir créé cette Journée mondiale contre l'homophobie ?

C'est une histoire qui a commencé en l'an 2000, après les débats parlementaires sur le pacte civil de solidarité, qui ont donné lieu, en France, à des discours politiques, scientifiques et sociaux très homophobes.

 

J'y ai d'abord répondu de manière théorique, en dirigeant en 2003 un dictionnaire de l'homophobie publié par les Presses universitaires de France, puis de manière pratique, en créant la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, qui en est en quelque sorte le prolongement.

Nous avons choisi la date du 17 mai, parce que ce jour-là, en 1990, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a supprimé l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Cette date nous intéressait parce qu'il s'agit d'un événement international, parce que c'est une date "positive" - nous voulions éviter de choisir la commémoration d'un meurtre, par exemple - et parce que nous espérons que l'OMS fera un jour pour le transsexualisme ce qu'elle a déjà fait pour l'homosexualité.

Quelles sont les actions qui marquent cette journée ?

Comme pour la Journée internationale des femmes, il s'agit de sensibiliser les populations à l'homophobie en organisant, par exemple, des colloques, des interventions en milieu scolaire ou des projections de films. En 2005, quarante pays ont célébré cette journée, cette année, ils seront cinquante.

En présence de son président, Josep Borrell Fontelles, le Parlement européen, qui a reconnu la Journée mondiale en 2005, va étudier cette année la possibilité de présenter aux Nations unies une résolution faisant du 17 mai la Journée internationale de lutte contre l'homophobie. Et le premier ministre, Dominique de Villepin, s'apprête à inscrire cette date symbolique dans le calendrier officiel du gouvernement.

Je proposerai également aux eurodéputés de présenter aux Nations unies une résolution demandant l'abolition universelle du crime d'homosexualité. Le but serait d'aboutir à une disparition progressive de la pénalisation de l'homosexualité.

Quels sont les pays où la situation est la plus difficile pour les homosexuels ?

Il y a encore 80 pays, dans le monde, qui considèrent l'homosexualité comme un crime. Dans ceux qui appliquent la charia, comme le Soudan, l'Arabie saoudite, le Koweït ou l'Iran, il y a tous les ans des exécutions capitales pour ce motif.

Dans d'autres pays, comme le Brésil, l'homophobie légale n'a plus cours, mais l'homophobie sociale est violente. Dans ce pays démocratique où l'homosexualité n'est plus pénalisée, il existe des commandos, les escadrons de la mort, qui affirment vouloir "nettoyer les villes" : tous les ans, la police recense officiellement plus de 100 meurtres homophobes.

Comment appréciez-vous la situation de la France ?

Il y a eu, bien sûr, des avancées très sensibles depuis une dizaine d'années - notamment avec le pacs et la loi réprimant les actions et les propos homophobes -, mais le volet principal de cette lutte, la prévention, n'est toujours pas pris en compte. Quant à l'égalité des droits, elle n'est pas acquise : comment peut-on affirmer que les homosexuels sont des gens normaux et leur refuser le droit au mariage et à la parentalité ?

La France a par ailleurs une attitude très ambiguë envers les pays qui pénalisent l'homosexualité. Le droit d'asile est presque toujours refusé aux demandeurs qui invoquent ce motif et la liste des pays sûrs établie par la France comprend des endroits, comme le Sénégal, où l'homosexualité est pénalisée et où des arrestations ont régulièrement lieu. La France n'hésite pas à renvoyer chez eux, c'est-à-dire en prison, des homosexuels qui ont fui les rigueurs de la loi dans leur pays."

    La France a encore du chemin a parcourir dans la lutte contre l'homophobie et les discriminations envers les homosexuels. En effet, de nombreux pays européens  ont opéré une véritable révolution en adoptant des lois progressistes qui reconnaissent l'égalité des droits entre hétérosexuels et LGBT. Un premier pas a été fait avec le PACS, mais beaucoup d'inégalités et de tabous subsistent. Sur la question du mariage par exmple, noublions pas qu'une enquète menée en Aout dernier par la SOFRES disait que 50% des francais (et 43% y était opposés) y étaient favorables.

    Il y a une véritable bataille intellectuelle à mener contre certaines personnes qui veulent marginaliser et stigmatiser en fonction de l'orientation sexuelle. Je me souviens à ce sujet de l'excellente campagne que la LMDE avait faite il y a quelque temps, elle avait provoqué de nombreux débats et permis de faire parler de ce problème.


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14 mai 2006

L'Amérique Latine

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    Cet après-midi, j'ai revu Carnets de Voyage, un film que j'aime beaucoup, parce qu'il parle d'une aventure extraordinaire à travers un continent qui recèle tellement de choses à découvrir. Ce film fait apparaitre toute la rihesse de l'Amérique Latine et c'est une invitation à les découvrir.
    Mais ce film nous montre aussi les injustices qui frappent les peuple de ce continent. A travers les rencontres décrites, il montre ce qui forge le caractère de ces pays et de leurs peuples.

    Voila ce que le jeune Ernesto Guevara dit dans le film lorsqu'il quitte la léproserie péruvienne dans laquelle il vient de passer trois semaines:

    " Même si nos modestes personnalités nous empêchent d’être les portes paroles de votre cause, nous croyons, et encore plus fermement après ce voyage, que la division de l’Amérique Latine en nationalités incertaines et illusoires est complètement fictive. Nous formons une race métisse, depuis le Mexique jusqu’au Détroit de Magellan. En essayant de m’affranchir de tout provincialisme, je porte un toast au Pérou, et à l’Amérique unie."

     Je suis en train de lire les textes de Josè Carlos Mariàtegui, fondateur du Parti Socialiste Péruvien (parti de tendance marxiste), qui amariategui1 beaucoup écrit sur le rôle que les peuples indigènes devaient jouer en Amérique Latine s'ils souhaitait pouvoir revendiquer leurs droits; ces mêmes droits qui sont très souvent bafoués par les gouvernements (de droite comme malheureusement de gauche) succésifs depuis la fin de la période coloniale. Deux textes sont particulièrement interressants, El problema del indio et El problema de la tierra. Les textes sont en espagnol, je n'ai pas encore eu le temps de trouver de traduction, ni même de beaucoup y réfléchir. Mais je pense qu'ils constituent une base interressante pour analyser les boulversements de l'Amérique Latine, les politiques de Chavez et Morales. De plus, ils peuvent aider à mieux apréhender les problèmes des indiens dans cette région du monde. Les européens ont tendance, à mon avis, a beaucoup négliger cette partie de la population sud-américaine, la relégant souvent à un rôle purement folklorique. Et pourtant, ces peuples ont une culture qui est profondemment ancrée dans la culture sud-américaine, qui fait la spécificité des cultures latino-américaines.

     Même si mon voyage de cet été va me permettre de revoir ma famille, chose rare; je veux aussi qu'il me serve à mieux comprendre et à mieux connaitre cette partie du monde qui me fascine et m'attire. Je ne souhaite pas passer mon séjour à flâner dans les rues des quartiers chics de Santiago, je veux pouvoir voir la face du pays qui n'interresse que peu les touristes, voir au-delà des paysages de cartes postales qui constituent la mosaïque chilienne.

     Je vais continuer mes recherches sur ce thème, je posterai les fruits de mes trouvailles au fur et à mesure.

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13 mai 2006

Drole!

Voila ca que j'ai trouvé sur le net, j'ai baucoup rigolé:

" Le premier ministre Dominique de Villepin, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et le député UMP Eric Raoult survolent la France dans un jet du GLAM.Villepin se tourne vers le p'tit Nico et dit en faisant de l'esbroufe :
   " Tu sais, je pourrais jeter un billet de 500 euros par la fenêtre et rendre quelqu'un très heureux".
Nico lui réplique:
   " Eh bien, je pourrais jeter 10 billets de 50 euros par la fenêtre et rendre 10 personnes heureuses".
Pour ne pas être en reste, Eric dit :
   " Je pourrais jeter 100 billets de 5 euros par la fenêtre et faire 100 heureux".
Le pilote soupire et dit à son co-pilote:
   " Non mais t'entends cette bande d'arrogants à l'arrière. Ils ne se rendent pas compte que je pourrais jeter trois connards par la fenêtre et rendre des millions de gens heureux ""

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Encore une déclaration du Premier Ministre dont on se serait bien passé...

 20060510.fig000000072_31219_11"Vous êtes là comme des fonctionnaires, comme des moules accrochées au rocher"

    M. De Villepin risque de se mettre encore une fois dans une situation difficile s'il continue de faire de l'humour. Je ne suis pas sûr que les fonctionnaires et leurs représentants vont apprécier son humour. Souvenons-nous: M. Alègre, alors Ministre de l'Education Nationale avait déclaré qu'il fallait "dégraisser le mammouth"; quelques mois après, il quittait ses fonctions après plusieurs journées de grèves dans l'Education Nationale.

    Rappelons aussi quand même que depuis que l'UMP est au pouvoir, le démantèlement des services publics s'est accéléré, le pouvoir d'achat des agents de l'Etat à diminué de manière inquiétante. Serait-ce là la seule chose que le gouvernement a à dire aux personnes qui servent l'Etat ?


logo_fsuCommuniqué de presse de la FSU:

    Le secrétaire général de la FSU, premier syndicat de l’Education, Gérard Aschieri, a jugé vendredi "regrettables" et "méprisants" les propos de Dominique de Villepin sur les fonctionnaires, les jugeant "révélateurs" d’une "idéologie où fonctionnaire égale paresseux et inutile".

    Alors que plusieurs photographes l’attendaient dans la cour de l’Hôtel Matignon, le Premier ministre leur a lancé en souriant : "vous auriez dû venir avec nous, on a fait une belle ballade ! Vous êtes là comme des fonctionnaires, comme des moules accrochées au rocher. Allez, salut !".

    Ces propos "lâchés par fatigue et colère" sont "regrettables" et "méprisants" à l’égard des fonctionnaires, "pas très gentils non plus pour les journalistes", a déclaré à l’AFP M. Aschieri, ajoutant : "il ne s’est pas contrôlé, c’est comme les lapsus, ça révèle quelque chose".

    Le leader de la FSU estime que ces propos sont "révélateurs d’un état d’esprit, d’une idéologie où fonctionnaire égale paresseux et inutile, d’une idéologie où l’existence de garanties, de stabilité n’est pas perçue comme un gage d’efficacité (...) mais plutôt comme la mère de toutes les paresses".

    "Ca explique des choses comme le CNE ou le CPE avec l’idée que les garanties, c’est pas bien", a-t-il ajouté.

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07 mai 2006

Encore un site à aller visiter...

    Nous, citoyens français, refusons le verrouillage numérique des oeuvres culturelles instauré par la loi sur le droit d’auteur (loi DADVSI). Cette loi, via la légalisation des dispositifs de contrôle d’usage (DRM), menace le droit à la copie privée, l’innovation, les libertés individuelles et la pérennité des oeuvres.

    Les oeuvres que l’on achète doivent pouvoir être lues n’importe quand, n’importe où, avec le matériel et le logiciel de son choix, y compris avec un logiciel libre. Nous voulons par exemple pouvoir prêter la musique que l’on aime et la transmettre à nos enfants.

    Nous refusons que la loi considère les amateurs de culture et les informaticiens comme des délinquants.

    Nous appelons à une manifestation contre les DRM et la loi DADVSI le dimanche 7 mai au départ de la place de la Bastille à Paris à 14h sur les mots d’ordre suivants :

  • OUI au droit d’auteur
  • NON à la loi DADVSI
  • NON à la mort de la copie privée
  • NON aux verrous numériques (DRM)
  • NON aux menaces pour le logiciel libre en France
  • OUI à l’interopérabilité
  • OUI à la diversité culturelle

En tant qu'utilisateur de logiciels libres, il fallait que je mette quelquechose à ce sujet là... Encore une loi liberticide dont on ne parle pas assez... Dommage que la manifestation ne soit qu'à Paris, sinon j'y aurais été volontiers!

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Un nouveau site à suivre...

    Voici à l'initiative d'internautes aguerris et réputés pour leurs analyses tant pointues qu'interressantes un nouveau site qui proposera une émission mensuelle vidéobloguée sur le thème des élection présidentielles de 2007.

unan1

    Voila la présentation de cette initiative par leurs créateurs eux-même:

    " Nous vous annonçons le lancement imminent d'une initiative originale menée par trois bloggers qui proposeront chaque mois à venir une émission vidéobloguée de discussion "à bâtons rompus" avec les candidats avérés ou pressentis à cette élection, mais aussi avec des élus et des électeurs.

L'émission du "PoliTIC'Show" est annoncée comme une fenêtre d'expression politique citoyenne et l'occasion de découvrir avec un regard différent ceux qui aspirent à nous gouverner.

Filmée caméra au poing, elle sera présentée sous forme :

- d'une émission de 10 à 15 minutes,

- d'un clip de moins de 2 mn,

- d'un rush [film non coupé] intégral de l'interview,

- en format audio (podcast).

C
e programme d'un nouveau type sera enrichi d'une revue du web politique et d'un micro-trottoir "façon web2.0", annoncent non sans ironie Benito, Nicolas et Valerio, qui portent ce projet.

Découvrez ci-après la bande-annonce de présentation du PoliTIC-Show et enregistrez-le "fil/flux" [http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/index.rdf] qui vous permettra d'être immédiatement informé des nouvelles émissions mises en ligne. La première est annoncée pour la fin du mois. Un pas de plus vers une (ré)appropriation par les électeurs des outils de diffusion et de décryptage des idées et des projets politiques ? "

     Une affaire à suivre...

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03 mai 2006

Dans l'actualité internationale

    Plusieurs évennements importants dans l'actualité internationale de ses derniers jours:

 

h_9_ill_767280_latinos2    Tout d'abord, les latinos au Etats-Unis qui ont manifesté Lundi 1er Mai dans tout le pays pour montrer le poids qu'ils représentaient dans l'économie état-unienne. Les manifestants de Los Angeles ont affiché haut et fort leur message en scandant : "Si se puede" (Oui, c'est possible), et "Aujourd'hui nous défilons, demain nous votons". A partir de midi, environ 250 000 personnes ont envahi le centre-ville, en T-shirts blancs, avec musique et sous les drapeaux, la plupart américains, et quelques drapeaux mexicains. Ce qui est interressant, c'est de voir leur volonté de mettre en avant leur poids politique.
    La réussite de cette journée est difficile à mesurer, cependant,  le nombre important de manifestants dans les rues des grandes villes a montré que les latinos constituent maintenant une partie non-négligeable de la population etats-unienne.


    Aux Etats-Unis toujours, une actualité beaucoup moins festive:

    "Ca ne fonctionne pas ! ça ne fonctionne pas !" Le condamné à mort américain Joseph Clark a vécu un rare supplice, mardi 2 mai, au moment de son exécution. La piqûre de barbiturique censée l'endormir avant l'injection létale n'a pas fonctionné. La veine trop fragile de l'homme, âgé de 57 ans, a éclaté lors de l'injection du sédatif, du thiopental de sodium.

 

    Derrière les vitres de la salle d'exécution de la prison de Lucasville, dans l'Ohio, les parents de l'homme qu'il avait reconnu avoir assassiné en 1984 l'ont entendu gémir, plh_9_ill_716674_apw2001061097561eurer et produire des sons gutturaux. Les employés de la prison ont décidé de tirer le rideau qui permettait de voir le condamné et ont repris la procédure. Déclaré mort à 11 h 26, Joseph Clark aura mis 90 minutes pour mourir.(le monde)

 

    Cela démontre encore une fois la barbarie de la peine de mort, même lorsqu'on essaye de nous faire croire que des "techniques modernes" soulagent les souffrances des condamnés. Ce qui est édifiant, c'est de se rendre compte du recul de la peine de mort un peu partout dans le monde sauf au Etats-Unis...


    Enfin, en Bolivie, Evo Morales à annoncé la nationalisation des hydrocarbures. Il l'a annoncé Lundi 1er Mai lors d'un discours. Leh_9_ill_767305_morales décret impose aux compagnies pétrolières étrangères opérant en Bolivie une nouvelle répartition des revenus, réservant une part de 82 % à l'Etat. Immédiatement, l'armée à pris possession des exploitations dans tout le pays. Les entreprises étrangères qui exploitent ses sites ont maintenant 180 jours pour renégocier leurs contrats avec l'Etat Bolivien.

    C'était une des promesses électorale d'Evo Morales. Il a aussi annoncé que d'autres domaines allaient être nationalisés, entre autres l'exploitation des ressources naturelles du pays. Il s'ancre dans la ligne de Chavez qui a lui aussi mené cette politique dans son pays. Reste à voir si cette nationalisation va améliorer les finances du pays qui sont au plus bas, et comment le gouvernement va s'attaquer à la préocupation principale du peuple bolivien, la pauvreté.

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