27 avril 2006
Quand on interdit aux étudiants d'aller en cours...
Communiqué de presse de l'Unef:
Alors que la plupart des cours ont repris à la Sorbonne, certains
étudiants se sont vus interdire l’accès de leur université pour
assister à leurs cours. Leur seul tort, avoir participé à la
mobilisation contre le CPE et notamment aux assemblées générales.
Le
vice-président étudiant de Paris 1 a contacté la direction de
l’université pour connaître les raisons de cette interdiction. Il
semblerait que le rectorat de Paris ait transmis une « liste noire » à
l’université leur demandant de ne pas laisser entrer un certain nombre
d’étudiants parce qu’ils avaient participé à la contestation.
Ces pratiques d’un autre temps sont illégales et scandaleuses. On ne
peut pas interdire à un étudiant d’assister à ses cours sous prétexte
qu’il a participé à une grève. L’UNEF condamne ces pratiques et demande
au rectorat de les faire cesser.
On se croirait revenu à une autre époque... Navrant de voir qu'en France, pays des Droits de l'Homme, on continue à réprimer les mouvements sociaux...
26 avril 2006
Uni(e)s contre une immigration jetable!
J'ai pu récemment découvrir le Collectif "Uni(e)s contre une immigration jetable" qui lutte contre la nouvelle loi sur l'immigration de M. Sarkozy. Cette loi montre le vrai visage de l'UMP qui commence la campagne de 2007: une droite décomplexée qui joue sur le terrain de l'extrème-droite dans ce qu'elle a de plus révoltant: la stigmatisation de l'étranger qui est considéré comme un danger potentiel à priori.
Comment ne pas se rappeler que M. Chirac a été élu comme un candidat Républicain qui représentait le dernier barrage face à Le Pen et toutes les thèses nauséabondes qu'il développe. Et maintenant, l'UMP de Sarko, anciennement appelée Union pour une Majorité Présidentielle nous propose ces mêmes thèses comme projet de société. Ce qui me parait le plus choquant dans cette loi, c'est sa visée utilitariste. En effet, le "choix" des immigrés autorisés à accéder au territoire (rien que cette expression me fait frémir...) sera basé sur ce qu'il pourront apporter, notamment économiquement, à notre pays. Il faudra que l'immigré soit rentable pour être interressant... Au diable la diversité culturelle, vive la rationalisation! Et bien sûr, on ne prend pas en compte qu'en incitant les cerveaux étrangers à venir en France, on prive les pays en voie de développement des forces qui leur sont necessaires pour avancer. Encore une fois, la droite résonne à court terme et trouve une réponse répressive à un problème qui necessite une réponse beaucoup plus profonde. Les causes de l'immigration sont dans la plupart des cas de deux ordres: économique et/ou politiques. Das ces deux cas, il faudrai que le France aide ces pays à résoudre leur problème pour mettre fin l'émigration massive. En aucun cas la stigmatisation des population immigrées en France n'a résolu dans le passé et ne résoudra jamais le problème.
Les français, au cours des derniers mois, ont montré qu'ils ne voulaient plus être tenus à l'écart des décisions prises par les dirigeants. Encore une foi, nous sommes face à une décision qui découle d'une certaine vision de notre Nation. A nous de démontrer que nous refusons cette logique de stigmatisation et de rejet de l'autre. Il faut tout d'abord que nous puissions informer la population de ce que contient vraiment cette loi, afin que l'opinion publique se rende compte qu'encore une fois, la droite oublie ce qu'il l'a mené au pouvoir. De plus, il faut continuer de lutter contre les idées racistes et xénophobes qui n'existent que trop dans notre pays aujourd'hui, et pour cela, il ne faut pas hésiter à s'associer à tous les partenaires (associatifs, politiques, institutionnels...) qui peuvent nous aider dans cette démarche.
La riposte commence à s'organiser; dans de nombreux départements des collectifs d'associations lancent des campagnes, la riposte sur internet aussi se met en place avec un nombre croissant de sites consacrés à cette thématique.
Et parce que les symboles républicains ne doivent et ne sont pas l'apanage des partis qui pronent l'intolérance, rappelons que la devise de notre République est "Liberté, Egalité, Fraternité"... Certains de nos dirigeants semblent l'avoir oublié...
Je mets ci-dessous le texte de la pétition que vous pouvez signer ICI:
Nous refusons le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur l’immigration !
La nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d’« intégration » qu’était la carte de résident. Elle s’attaque au séjour des malades étrangers.
Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions rendra l’espoir de la régularisation bien vain.
Le projet s’inscrit délibérément dans une perspective utilitariste. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller piller les capacités et talents dans le monde. Ne sera « acceptable » que l’étranger perçu comme rentable pour l’économie française. Quant aux autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles. Ce projet crée une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron. De plus, la suppression du droit à la délivrance d’un titre de séjour, pour les étrangers présents depuis au moins dix ans en France, les condamne à l’irrégularité perpétuelle. Le projet sélectionnera également beaucoup plus l’entrée des étudiants étrangers.
Quant aux étrangers en situation régulière, le droit de vivre en famille devient un exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l’« intégration » de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d’enfants français, qui devront justifier de leur paternité.
A lire le nouveau projet gouvernemental sur l’immigration, pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour les étrangers devront cumulativement être « bien intégrés », bien vus par le maire de leur commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés par leur patron, disposant d’un bon salaire et d’un grand logement.
Sachant qu’une réforme du droit d’asile devrait largement réduire les conditions d’octroi du statut de réfugié, c’est l’ensemble des droits des étrangers qui est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de réagir. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales.
Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir.
13 avril 2006
Une victoire déterminante
Lundi, 10h30: M. De Villepin annonce que l'article 8 de la Loi sur l'Egalité des chances qui concerne le CPE va être remplacé par un dispositif d'accompagnement à l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Grand discours dans la tradition de la langue de bois politique pour annoncer que le CPE est purement et simplement retiré. De Villepin fini de se ridiculiser en essayant de faire croire aux français qu'il ne recule pas et qu'il garde la tête haute...
Ce recul du gouvernement est une victoire incontestable du mouvement social et de la jeunesse mobilisée: depuis que la droite est arrivée au pouvoir, aucun mouvement social, aucune sanction électorale n'avait réussi à stopper la politique libérale de casse sociale qui était menée en France. Et aujourd'hui, après presque trois mois de mobilisation et de travail de conviction, la jeunesse a fait faire un premier pas en arrière au gouvernement.
Les revendications de la coordination étudiante comportaient le retrait de la Loi sur l'Egalité des Chances dans son intégralité: je pense moi aussi que cette loi comporte de nombreux dispositifs scandaleux qui font honte à notre pays. Cependant, je pense aussi que la mobilisation telle que nous l'avons connu durant ces dernières semaines ne peut pas se maintenir en l'état. Il faut maintenir la vigilance, continuer d'informer l'opinion publique de ce que comporte la loi. Mais nous ne pouvons pas décréter que la mobilisation va continuer au nom des étudiants alors que l'on voit bien que eux ne le souhaitent pas. A nous d'inventer de nouvelles formes de mobilisations pour continuer le combat ontre cette loi.
Je voudrais aussi revenir rapidement sur le rôle que les syndicats ont joué dans ce mouvement. Contrairement à ce que j'ai pu entendre à de nombreuses reprises en AG, les syndicats de salariés ne sont pas des traitres, des jaunes qui refuse de déclencher des mouvements d'ampleur. Il ya une chose que certains étudiants semblent oublier concernant la grève chez les salariés: quand un salarié se met en grève, il perd une journée de salaire... J'en sais quelquechose, j'ai été en grève chaque fois que la FSU avait déposé un préavis, ce qui fait que je n'ai travaillé que 4 ou 5 jours depuis la rentrée des vacances de Février. C'est un choix que j'ai fais, et j'en assumerais les concéquences financières. Cependant, je ne jetterai pas la pierre aux salariés qui n'ont pas fais la "grève générale". Tout d'abords, ce n'est pas aux étudiants de décréter la grève pour eux, ils sont bien assez grands pour le faire eux-même. Et ensuite, les rémunérations actuelles des salariés et la situation de l'emploi font qu'ils ne peuvent pas se mettre en grève illimité comme ça. Enfin, le soutient des centrales syndiacles lors des différentes journées d'actions qui ont réunis presque 3 000 000 de manifestants a été déterminant. Nous n'aurions pas obtenu ce recul sans ces syndicats "jaunes et bureaucrates". Arrêtons de leur jeter la pierre et je n'ajoueterai qu'une chose: merci à eux et leurs syndiqués!
Au-delà de la victoire face au gouvernement, je pense que ce mouvement social a permit de réinterresser la jeunesse à la chose publique et à la société dans laquelle elle vit. C'est une victoire que nous ne devons pas minimiser: à Lyon 3, université où l'apolistisme était roi, une Assemblée Générale qui réunissait 1200 personne a adopté une motion demandant le retrait du CPE. Nous avons fait entrer la politique à Lyon 3, et n'en déplaise à la corpo et aux autres associations "apolitiques", nous allons nous engoufrer dans cette brêche. Les étudiants de Lyon 3 ne peuvent plus vivre dans leur bulle en dehors de tout, et il est de notre responsabilité de continuer à faire vivre le débat dans ses murs.
Nous avons montré que nous sommes une force de contestation importante, il faut que cette force puisse se transformer en force de proposition. L'année prochaine verra le renouvellement du Parlement et de l'exécutif de l'Etat. C'est à ce moment là que la jeunesse devra choisir la société dans laquelle elle veut vivre. Et cette jeunesse est porteuse d'espérance et de projets, reste à elle de les faire entendre. Les politiques sont en train de prendre la mesure du poids électoral de la jeunesse. A eux de faire en sorte d'apporter des solutions à leurs problèmes, à nous de leur montrer la voie. La gauche souffre en ce moment de ne pas pouvoir proposer de réelle alternative, à nous de leur faire part de nos propositions pour les voir reprises dans leurs propositions pour 2007. Cette démarche avait permis en 2002 de voir des projets tels que l'allocation d'autonomie repris dans les programes des partis de gauche. Aujourd'hui qu'ils sont en voie de gagner, faisons en sorte que leur victoire ne se fasse pas sans la jeunesse. Comme le dit un certain Tinou (serais-ce celui que je connais?) sur le blog de stopcpe: "on a battu le cpe dans la rue, nous battrons la précarité par les urnes".
05 avril 2006
Blog mis entre parenthèses...
Comme vous avez pu le contater, mon blog a été is entre parenthèses depuis quelques temps. Il ne faut pas en chercher la raison bien loin: un mobilisation de la jeunesse sans précedent et depuis peu une cheville dans le platre.
Je profite de ces quelques heures de répit pour faire le point sur ce qui se passe depuis quelques semaines sur Lyon: tout d'abords, sur Lyon 2, les sites de Bron et des Quais sont bloqués depuis plusieurs semaines maintenant. Les Assemblées Générales continuent de reconduire le blocage, mais les anti-blocages commencent à se radicaliser et à devenir violents. J'en profite pour dire mon dégout du reportage qui a été fait par France 2 Lundi soir et qui laissait entendre que les anti-blocages étaient pacifistes et non-violents. Pas un mot sur les vitres cassés et les militants violentés... Vive le service public d'information!!!!!
L'IEP, un des premiers sites bloqués de Lyon continue le combat, même si le débloquage à été voté hier. C'est un lieu très sympa, ou on débat beaucoup et ou se développe un vrai esprit de solidarité, et ce dans une très bonne ambiance.
Pour ce qui est de Lyon 3, je pense que nous sommes un tournant pour notre université. Là où l'apolitisme était roi, les étudiants sortent de la bulle Lyon 3 et s'interressent à ce qui se passe à l'extérieur, dans la vrai vie... Et je pense qu'au delà de l'embryon de mobilisation qu'il y a, on a fait rentrer la politique à Lyon 3 et c'est quelque chose qu'il faudra cultiver par la suite. La politique au sens général, c'est à dire l'affirmation du rôle de la jeunesse dans les choix qui doivent être faits dans la société.
J'espère quand même que le gouvernement entendra rapidement la rue et qu'enfin il arretera de prendre les jeunes pour des cons: la fatigue commence à se faire sentir et manifester en béquille n'est pas de tout repos.
12 mars 2006
Michelle Bachelet investie Présidente de la République
Hier, Michelle Bachelet, élue Présidente de la République le 15 Janvier a prété serment à Valparaiso, siège du Parlement chilien. Il faut rappeler que cette femme boulverse complètement la scène politique chilienne dans un pays qui reste très conservateur. C'est une femme divorcée, qui a élevé seule ses enfants, agnostique, qui a été Ministre de la Santé et de la Défense sous la presidence de Ricardo Lagos.
Ricardo Lagos quitte lui le pouvoir au sommet de sa popularité, avec plus de 70% d'opinion favorable après avoir passé 6 ans à la tête du pays ( certains politiques français doivent en réver...). C'est aussi l'heure de faire le bilan de son mandat. M. Lagos est un socialiste, membre de l'aile centriste du Parit Socialiste. Il a mené une politique volontariste qui a mis fin au système hérité de la dictature de Pinochet: il a supprimé les sénateurs à vie qui permettaient aux Pinochetistes de maintenir le controle sur les décisions prises par la chambre haute, il a lancé un programe de construction de logements sociaux ("un techo para Chile"), il a commencé à retablir un embryon de sécurité sociale qui avait été détruit par les chicago boys sous Pinochet ("plan auge"), il mis en place un Ministère de la Culture... De même, il a donné les moyens à la justice de mener les investigations contre les criminels de la dictature, Pinochet et certains de ses lieutenants sont d'ailleurs poursuivis pour divers motifs (criminels et/ou financiers). Mais il a aussi déçu sur certains point comme le dialogues avec les peuples indiens du Chili et sur sa gestion des crises avec ces population: il est vrai qu'on peut regretter que la réponse d'un gouvernement de gauche n'ait été que répressive... Mais on peut dire que globalement, le mandat de Lagos aurat marqué la fin de la période de transition démocratique.
Bachelet a commencé son travail de réforme, tant au niveau des lois que des mentalités. Elle a appliqué une parité stricte au sein de son gouvernement alors qu'aucune loi ne l'y obligeait; de plus certains ministères clefs ont été confiés à des femmes (défense, santé...). Elle veut généraliser cette pratique à l'ensemble de la classe politique chilienne. Elle a aussi lancé son plan des 100 premiers jours de governement (ca rappelle quelque chose...!):La nouvelle présidente a promis d'adopter, pendant les cent premiers
jours de son gouvernement, 36 mesures, la plupart à caractère social,
comme l'augmentation des retraites et les soins gratuits dans les
hôpitaux pour les personnes âgées de plus de 60 ans.
Cette femme porte l'espoir d'une modernisation rapide et sociale du pays, pour que le Chili redevienne un laboratoire de l'économie sociale et solidaire comme avant que les forces réactionnaires n'anéantissent le travail qui avait été fait par l'Union Populaire il y a 30 ans.
10 mars 2006
Nouveau blog pour l'Unef Lyon 3
Je vous donne la nouvelle adresse du blog officiel de l'Unef Lyon 3: uneflyon3.over-blog.org . N'hésitez pas à le consulter régulièrement pour avoir des infos de ce qui se passe dans notre grand et beau CAS de Lyon 3.
Etat des lieux de la mobilisation étudiante
Le gouvernement ne peut plus nier le nombre grandissant d'Universités qui se mettent en grève afin d'obtenir le retrait du CPE. Au sein même des rangs des députés UMP, certains commencent à demander au Premier Ministre de faire marche arrière et de cesser son entêtement.
Je voudrais également revenir sur le débat que soulève le blocage des Universités. En ce moment, l'état de la mobilisation à Lyon ne nous permet pas de prendre la décision de bloquer complètement l'Université de Lyon 2 Bron, et encore moins les autres sites universitaire lyonnais. Je parlerais donc suivant l'expérience que j'ai pu avoir à Saint Etienne lors du mouvement contre la réforme LMD. L'assemblée Générale qui rassemblait plus de 500 personnes avait alors voté le blocage de l'Université. Je comprends que cette situation puisse être à l'origine de tensions entre les étudiants grévistes et ceux qui souhaitent accéder aux bâtiments.
Je souhaiterais rappeler quelques points auparavant: les étudiants grévistes se battent pour leurt avenir, pour que leurs études et leur travail leur permette d'accéder à un emploi de qualité. Il faut bien avoir conscience que ces étudiants voudraient vouloir comme tous les autres aller en cours et ne pas avoir à passer des journées entières à se mobiliser pour leur droit à l'avenir.
Ensuite, en aucun cas, il ne s'agit d'une minorité d'activiste comme tentent de le faire croire certains. Les AG sont composés d'étudiants non syndiqués, et les organisation étudiantes sont là pour apporter leurs analyses et leurs moyens au service du mouvement. Ne prenons pas les étudiants pour des imbéciles, ils ne sont pas des fdaibles d'esprit que l'on peut manipuler comme des enfants, la meilleure preuve est que la campagne du gouvernement a lamentablement échouée.
Je trouve que le gouvernement est très mal placé pour parler des "jusqu'au boutistes", lui qui au cours des deux dernières élections a été désavoué et qui pourtant continue de mener une politique de casse sociale permanente.
Encore une fois, le gouvernement est désavoué sur la question de l'égalité des chances... Il faut maintenant construire l'alternative...
08 mars 2006
1 000 000!!!
Hier, à l'occasion de la nouvelle journée d'action contre le CPE, nous étions un million de personnes à défiler pour demander le retrait de ce contrat.
Bravo à tous les camarades qui ont rendus possible cette mobilisation par leur travail, je pense plus particulièrement à ceux de Saint Etienne où près de 18000 personnes manifestaient. Mais cette journée ne marque que le début de la massification du mouvement, et nous devons faire en sorte que les étudiants qui étaient encore frileux à l'idée de se mobiliser prennent conscience que fasse à une droite combative, 'est une jeunesse mobilisée et non passive qui doit répondre.
Parmi les cortèges les plus fournis :
Paris : 200 000
Marseille : 100 000
Bordeaux 70 000
Toulouse : 35 000
Nantes : 30 000
Grenoble : 20 000
Rennes : 20 000
Montpellier : 15 000
Lyon : 15 000
Pau : 15 000
Brest : 14 000
Saint Etienne: 18000
13 février 2006
Quand les Frêche dérape encore une fois...
Encore une fois, Georges Frêche, Président Socialiste de la Région Languedoc-Roussillion, a fait parlé de lui, et pas en bien...
Tout d'abord, alors que les Socialistes se sont battus pour que l'article sur le role positif de la France dans les colonies soit retiré, M. Frêche organise dans sa région une manifestation pour protester contre cette abrogation.
Lors de cette manifestation, il n'a rien trouvé de mieux que de de traité un Harky de "cocu de la République".
Démonstration lamentable de cet homme déjâ contreversé... Reste à savoir maintenant si le Parti Socialiste va condamner cette déclaration. Je conçois qu'il doit exister une solidarité entre camarades, mais lorsqu'un de ceux-ci trahit l'idéal et la pensée socialiste, il ne mérite plus la solidarité de ses camarades.
Je vous invite aussi à lire l'excellent post de djamila sur la question pour avoir l'avis d'une socialiste convaincue.
11 février 2006
La mobilisation continue...
Le gouvernement a décidé encore une fois de passer en force. En effet, il a engagé se responsabilité dans le projet de loi "pour l'égalité des chances" en utilisant le désormais article 49 alinéa 3 de la Constitution... Ce gouvernement commence vraiment à m'inquiéter: il se permet de bafouer la démocratie en empéchant la représentation nationale de débatre du projet de loi, pendant les 4 années qu'il a passé au pouvoir, il a remis en cause un certain nombre des droits que nous croyions acquis. Mais cette volonté d'éviter l'affrontement témoigne aussi de la crainte qu'a aujourd'hui la droite d'avoir à affronter un mouvement social d'ampleur. Pourtant, la démarche unitaire de lutte contre le CPE pour la journée du 7 février montre que les confédérations syndicales, quand elles travaillent ensembles, peuvent envoyer un message clair au gouvernement. Nous devons continuer de dialoguer ensemble pour que le mouvement reste crédible, et je regrette profondément que localement, certaines organisations soient plus guidées par la promotion de leur organisation que par l'avenir de la jeunesse.
Mais ce passage en force ne doit en rien entamer notre détermination a obtenir le retrait de ce projet de loi. Le travail d'information que nous avons commencé porte ces fruits puisque l'opinion publique soutient majoritairement notre mobilisation. Nous devons continuer ce travail, maintenant nous devons montrer que le passage en force de la droite ne marque pas la fin mais le début de la mobilisation, notre mot d'ordre devra désormais être "abrogation du CPE", et il ne faudra pas manquer le rendez-vous du 7 Mars. Nous devrons alors montrer que la jeunesse ne se résigne pas, elle qu'elle n'accepte pas qu'on remette en cause son droit à l'avenir.









